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La SNE est un club trés actif dans les activités de randonnées. Il existe un classement des clubs randonneurs en France. Il s'agit du Trophée Randon' Aviron établit par la Fédération d'Aviron sous l'égide du sponsor EDF. Depuis la création en 2001, la SNE est en tête de ce classement :
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| Années |
Classements |
| 2009 |
18 |
| 2008 |
11 |
| 2007 |
6 |
| 2006 |
11 |
| 2005 |
11 |
| 2004 |
12 |
| 2003 |
7 |
| 2002 |
17 |
| 2001 |
NC |
Pour l'année 2010, l'ensemble des parcours proposés sont visibles sur la page Randon' Aviron de la FFSA.
Le planning 2010 des randonnées auxquelles prendra part la SNE est également disponible.
La pratique de la randonnée loisirs pour les rameurs nécessite une certaine expérience. Il faut au moins un an d'aviron pour se lancer dans l'aventure. En effet, cette expèrience est nécessaire afin de pouvoir terminer les distances parfois longues à parcourir. Heureusement, les arrivées sont ponctuées de détentes gustatives de tous genres. Les rameurs qui pratiquent la randonnée doivent respecter la charte de la randonnée. Actualisée tous les ans par la fédération d'aviron, l'édition 2010 est déjà en ligne.
Les rameurs et rameuses de la SNE qui souhaitent participer aux randonnées peuvent se renseigner dans le couloir qui méne au club house. Dés la fin décembre, sont affichées le calendrier des manifestations, le descriptif et l'estimation des coûts.
Nos deux référents pour chauqe randonnée sont Serge RENAULT et Bertrand SPICQ.
Une fois bien renseigné, vous pouvez vous inscrire sur les listes affichées sur le tableau d'informations où en téléchargeant directement la fiche d'inscription complétée par la charte de randonnée à remettre dûment complétées et signées. La randonnée est un engagement auprès d'autres rameurs. Lorsque l'on s'engage dans une yolette, l'on fait partie d'un équipage que l'on ne peut laisser tomber à la derniére minute.
Environ 3 semaines avant la randonnée, le responsable de la randonnée vous confirme votre inscription par téléphone.
ATTENTION : votre inscription n'est réellement validée qu'à reception de votre chéque d'engagement par le responsable de la randonnée.
Il ne vous restera plus qu'à se donner rendez vous afin de démonter le bateau, le fixer sur la remorque et partir en toute sécurité en randonnée ...
Bonne rando !!
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Résumé
L'aviron, sport de glisse, est une activité de plein air, de loisir et de compétition. Considéré comme sport complet, il mobilise 97% des muscles du corps et exige une bonne coordination gestuelle. L'objectif poursuivi par le rameur est de se déplacer sur l'eau au moyen d'un bateau et d'avirons. Pour y arriver, il doit en permanence propulser, équilibrer, diriger son embarcation et coordonner l'ensemble «rameur – bateau – avirons». L'aviron, sport complet
L'aviron est un sport de vitesse dans de longs bateaux effilés en bois ou en matériaux composites. L'athlète est assis au-dessus du niveau de l'eau sur un siège roulant appelé « coulisse » et tourne le dos au sens d'avancement du bateau. Selon les types d'embarcation, le rameur utilise : un aviron unique dit de pointe (longueur totale de 3,5 m à 4 m) ou deux avirons dits de couple (environ 3 m de long chacun) pour déplacer le bateau
Les bateaux de course sont longs et étroits pour réduire la résistance de l'eau. Par exemple, la coque d'un huit mesure de l'ordre de 18 m de long pour seulement 55 cm de largeur maximum. La forme de ces bateaux les rend donc instables et susceptibles de se retourner. Le rameur doit être capable d'équilibrer le bateau tout en trouvant un appui dans l'eau le plus puissant possible. Ce sport peut être pratiqué sur une rivière ou un lac. Les vagues ne permettent normalement pas d'utiliser les embarcations aux normes olympiques sur la mer ou l'océan mais sont possible avec des bateaux adaptés : on parlera alors d'aviron de mer. Selon le type de bateau, les équipages comportent ou non un barreur. L'aviron est un sport très exigeant. La distance de course standard de 2 000 m est suffisamment longue pour comporter une phase importante d'endurance, mais suffisamment courte (les temps de parcours varient entre 6 m 00 s et 8 m 00 s) pour ressembler à un sprint. Les athlètes doivent donc avoir d'importantes capacités à la fois en anaérobie et en aérobie. La plupart des muscles du corps (jambes, bras, dos) sont sollicités au maximum. De plus, le coup d'aviron compresse les poumons des rameurs pendant la phase de poussée. Ils doivent donc adapter leur rythme de respiration à la cadence de coups d'aviron, à la différence de beaucoup d'autres sports, comme le cyclisme par exemple, où les compétiteurs peuvent respirer librement. Le manque relatif de couverture médiatique de l'aviron lui a permis de conserver une atmosphère rigoureuse. De longues heures d'entraînement quotidiennes, quelles que soient les conditions climatiques, ainsi qu'une forte discipline individuelle et au sein de l'équipe sont indispensables, la seule récompense de tous ces efforts étant l'appartenance au haut niveau de la communauté aviron. L'implication intense et désintéressée des rameurs de haut niveau dans leur sport est souvent considérée comme exemplaire.
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Vous avez décidé de franchir le pas et de vous inscrire dans un club. Vous vous posez toutefois de nombreuses questions sur notre sport et sur la façon dont vous allez faire sa rencontre. Où ramer ?
L'aviron se pratique essentiellement dans les clubs affiliés à la FFSA. Il faut donc trouver un club près de votre domicile. Il y en a 382 répartis sur le territoire français tant à l'intérieur des terres que sur le littoral. Attention, il n'y pas de club intra-muros dans Paris et Lyon. Si vous résidez dans ces villes, il vous faudra chercher un club dans les communes limitrophes. La société Nautique d'Enghien offre, aux portes de Paris, un cadre exceptionnel, vous permettant de pratiquer en toute sécurité sur un plan d'eau fermé. Trouver un club près de chez vous ! Quels conseils me donneriez vous avant de choisir un club ?
Après avoir pris connaissance de la liste des clubs proches de chez vous, le mieux est de visiter ceux qui vous intéressent : mesurer le temps mis pour vous y rendre depuis votre domicile demander les horaires des séances et leur compatibilité avec votre emploi du temps (une séance d'entraînement dure en moyenne 2 h 30, depuis votre arrivée jusqu'au départ du club) comparer les prestations offertes (nombre de séances par semaine, possibilité d'accès à la salle de gymnastique, qualité et confort des installations, ?)
A quel âge peut-on commencer à ramer ?
On peut commencer à ramer à tout âge. Les clubs accueillent les enfants en général à partir de 11 ans (catégorie benjamin). Les adultes commencent souvent la pratique au sein de la section «loisir» des clubs. Quand commencer ?
Beaucoup de clubs ont une saison sportive débutant en septembre, période de rentrée scolaire. Les séances d'initiation et d'apprentissage se font à cette période permettant d'être prêt à faire des randonnées ou des compétitions au printemps suivant. La Société Nautique d'Enghien accueille les débutants tout au long de l'année, en organisant notamment des stages d'initiation. Quelles sont les obligations à remplir avant de commencer à ramer ?
Le règlement de sécurité de la FFSA impose aux pratiquants d'être capable de nager 25 mètres et de s'immerger (attestation d'aptitude fournie par les pratiquants majeurs ou leur représentant légal pour les mineurs). Pour une première inscription il vous faudra présenter un certificat médical attestant l'absence de contre-indication à la pratique des activités physiques sportives (art. 5 de la loi n°99-223 du 23 mars 1999). Ce certificat établi par tout docteur en médecine est valable pour tous les sports. Quel équipement faut-il pour ramer ?
On peut commencer à ramer à tout âge. Les clubs accueillent les enfants en général à partir de 11 ans (catégorie benjamin). Les adultes commencent souvent la pratique au sein de la section «loisir» des clubs. Quand commencer ?
Beaucoup de clubs ont une saison sportive débutant en septembre, période de rentrée scolaire. Les séances d'initiation et d'apprentissage se font à cette période permettant d'être prêt à faire des randonnées ou des compétitions au printemps suivant. La Société Nautique d'Enghien accueille les débutants tout au long de l'année, en organisant notamment des stages d'initiation. Quelles sont les obligations à remplir avant de commencer à ramer ?
Le règlement de sécurité de la FFSA impose aux pratiquants d'être capable de nager 25 mètres et de s'immerger (attestation d'aptitude fournie par les pratiquants majeurs ou leur représentant légal pour les mineurs). Pour une première inscription il vous faudra présenter un certificat médical attestant l'absence de contre-indication à la pratique des activités physiques sportives (art. 5 de la loi n°99-223 du 23 mars 1999). Ce certificat établi par tout docteur en médecine est valable pour tous les sports. Quel équipement faut-il pour ramer ?
L'été, un short et un tee-shirt sont suffisants. Une casquette ou un bandeau peuvent aussi être très utiles. Lorsque le temps est plus froid, il faut porter un pantalon de survêtement et un sweat-shirt. Les collants ou le cuissard de cycliste sont aussi très appréciés des rameurs. La règle essentielle est d'avoir des vêtements dans lesquels on est à l'aise. Il est préférable qu'ils n'aient pas de poches, le rameur pouvant s'y accrocher les mains pendant qu'il rame. Dans la plupart des bateaux, on rame en chaussettes. Il n'est donc pas nécessaire d'avoir de coûteuses chaussures de sport qui vont rester pendant toute la sortie sur le ponton. Combien cela coûte-t-il ?
Le coût de la cotisation est variable en fonction des conditions d'accueil de chaque club. La cotisation comprend la licence et le droit d'utiliser les installations et les bateaux ainsi que les services proposés par chaque club. N'hésitez pas à consulter la rubrique Inscription de notre site. Dans quel bateau vais-je débuter ?
Le plus souvent, les premières sorties se font en yolette à quatre rameurs et un barreur. Ce sont des bateaux d'apprentissage stables, car assez larges, mais qui ont les mêmes installations que les bateaux de compétition. Le fait d'avoir un barreur libère les rameurs de la gestion de leur direction : ils peuvent ainsi se concentrer plus facilement sur la pratique en elle même. Quelquefois, on utilise le Bateau Découverte. C'est un bateau individuel qui permet de découvrir l'aviron dans de très bonnes conditions. Le bateau est très stable et très sûr. Le rameur étant seul est mieux à même de comprendre les effets de ses actions dans le bateau. Il doit par contre gérer seul sa direction. L'équipement de ce bateau peut être adapté pour accueillir un deuxième rameur ou bien un passager. Certains clubs utilisent d'autres embarcations pour la découverte de l'aviron tels les Ramaplan ou les Ramtonic. Est-ce que je vais tomber à l'eau ?
Les chutes à l'eau sont rares, mais pas impossibles. Les bateaux d'aviron utilisés pour la découverte et l'apprentissage sont plus larges que les bateaux de compétition et beaucoup plus stables. De plus, une fois le bateau équipé de ses avirons, ceux-ci agissent un peu comme un balancier pour le stabiliser. Lorsque les rameurs tiennent fermement les avirons avec les palettes posées à plat sur l'eau, le bateau peut être assimilé à un trimaran et reste donc très stable. Est-ce que l'on arrête de ramer en hiver ?
Non. Seuls les crues et le gel empêchent les sorties en bateau. La majorité des clubs organisent des activités de remplacement quand les sorties sur l'eau sont impossibles. Que fait-on après la période d'initiation ?
Vous pourrez continuer à ramer au sein du club tout simplement pour le plaisir ou préparer des sorties de randonnées ou bien encore participer à des compétitions.
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L'installation du rameur
Dans un bateau d'aviron, le rameur est assis sur un siège à roulettes qui se déplace sur deux rails creux grâce à la poussée des jambes et permet ainsi de prolonger le temps de traction sur l'aviron. Ce siège spécial, appelé aussi coulisse, a été inventé par un Américain vers 1870. Lors de l'extension des jambes, le rameur appuie ses pieds sur une planche appelée barre de pieds ou cale-pieds. Les pieds sont fixés dans des chaussures spéciales qui laissent maintenant le talon libre, permettant la flexion complète de la cheville comme les chaussures de ski de fond. Il n'est pas question de mettre les pieds au fond du bateau, tant pour s'appuyer que pour monter à l'intérieur. La coque ne résisterait pas, son épaisseur n'étant que de quelques millimètres. Le coup d'aviron
Décrire et décomposer le coup d'aviron n'est pas aisé. Le mouvement étant continu et cyclique, chaque phase a son importance. Elles sont donc intimement liées les unes aux autres. Nous avons choisi d'analyser le coup d'aviron d'une manière chronologique, en partant du moment où la palette entre dans l'eau. A cet instant, le rameur termine sa "phase de retour" et va agir pour déplacer son bateau. La phase d'appui Définition : C'est une phase très délicate puisque la palette doit pénétrer dans l'eau sans freiner le bateau. Celle-ci doit donc, en quelques fractions de secondes passer d'une vitesse relativement importante dans un sens (trajectoire aérienne) à un appui dans l'eau. Le lien entre les deux est un mouvement vertical extrêmement vif (immersion) au moment où la palette parait avoir une vitesse horizontale nulle. Cette action doit se réaliser au point maximum du retour (notion d'amplitude). D'autre part, la trajectoire maximale aérienne de la palette doit correspondre à la trajectoire aquatique de celle-ci (notion d'amplitude efficace). Réalisation : Les mains font décrire à la poignée de l'aviron un mouvement circulaire de court diamètre vers le haut. Ce mouvement est obtenu par la conjugaison de deux actions simultanées du rameur (synchronisme) : - Elévation des poignées par l'ouverture de l'angle tronc-bras
- Fin de la flexion des jambes
La création de l'appui Définition : C'est l'action qui consiste à créer un point d'appui dans l'eau au moyen de la palette. Effets recherchés : La "création du point d'appui" est la résistance que rencontre la palette lorsqu'elle pénètre dans l'eau. Cette résistance est fonction de la différence de vitesse entre la palette et l'eau. Il est facile de sentir cette résistance lorsque le bateau est immobile mais cela devient de plus en plus difficile lorsque le bateau prend de la vitesse. Plus vite la palette sera "calée", plus tôt le rameur pourra propulser son bateau (simultanéité des actions). Réalisation : C'est la mobilisation musculaire du rameur par le gainage du tronc et des bras sur l'impulsion des jambes. Les groupes musculaires les plus puissants, c'est à dire ceux des jambes (quadriceps), sont prioritairement sollicités pour une extension dynamique. Les bras et le dos ont à ce moment là un rôle de transmission. Les bras sont tendus en soutien, le dessus des mains dans le prolongement des avant-bras, dans un alignement proche de l'horizontale et les épaules sont placées devant le bassin. Le rameur est dans l'axe du bateau en position de force.
La conservation de l'appui - L'accélération Trouver l'appui rapidement est une nécessité, mais n'est pas une fin en soi. Ce n'est que l'acte préalable nécessaire à une phase d'accélération qui doit amener le bateau à sa vitesse maximale. Définition : C'est l'action qui consiste à augmenter la vitesse du bateau. L'accélération est la résultante d'une somme d'actions continues et progressives pour donner au bateau sa vitesse maximale. L'accélération du mouvement des poignées favorise la bonne tenue de l'appui. Réalisation : C'est un enchaînement d'actions coordonnées s'additionnant de manière dynamique ou de manière statique : - La poussée des jambes : Cette poussée simultanée des deux jambes est dynamique, elle s'effectue de façon continue. Les deux pieds sont en appui sur la barre de pieds.
- L'ouverture du tronc : L'ouverture du tronc va en s'amplifiant au fur et à mesure de l'action des jambes. Le tronc reste dans l'axe du bateau, il a un déroulement dynamique progressif.
- La traction des bras : D'un rôle de transmission lors de la poussée des jambes (soutien), il deviennent dynamiques lorsque les mains arrivent à l'aplomb des genoux.
La fin de l'action motrice est réalisée par une traction dynamique des bras, sur l'extension des jambes et le gainage du buste. L'ensemble de ces actions doit concourir à une trajectoire des poignées parfaitement horizontale, pour permettre à la palette de conserver sa profondeur d'immersion (conservation de l'appui).
Le dégagé Définition : Le dégagé est le mouvement qui consiste à extraire la pelle de l'eau à la fin de la phase d'appui. Effets recherchés : C'est une phase délicate puisque la palette doit sortir de l'eau sans freiner le bateau. Cette action d'une durée de quelques centièmes de seconde doit être réalisée lorsque les mains sont très près du buste (notion d'amplitude efficace). Réalisation : Le dégagé de l'eau s'effectue par une pression des avant-bras sur les poignées. Le début du mouvement doit se réaliser palette verticale. Un appui bien tenu facilite le dégagé par la dépression qui se forme derrière la palette. Les jambes sont allongées et le buste est gainé. Cette phase, bien que non propulsive est très importante et difficile à réaliser car : - elle comporte des risques de déséquilibre, les palettes étant hors de l'eau
- elle doit créer la situation favorable au déroulement de la phase propulsive suivante
Lorsque la palette est hors de l'eau, la phase de propulsion est terminée, mais le bateau continue à prendre de la vitesse. Si le rameur veut de nouveau propulser son bateau, il se trouve dans l'obligation de venir se replacer en position sur l'avant. Cette phase est appelée "PHASE DE RETOUR" ou "TEMPS GLISSEUR".
La phase de retour Définition : La phase de retour est le mouvement qui consiste à passer de la position "sur l'arrière", (palette hors de l'eau) à la position "sur l'avant" (position de force sur l'avant, palette dans l'eau). Effets recherchés : A la fin de cette phase, le rameur doit se trouver "sur l'avant", équilibré, en position de force afin d'être dans les conditions optimales pour réaliser efficacement la phase suivante : - avoir une amplitude suffisante
- être préparé mentalement
- avoir les muscles relâchés
- tenir le bateau parfaitement équilibré.
Réalisation : Tout comme pour la phase de propulsion, la phase de retour peut paraître une action simple, mais elle est en fait relativement complexe. C'est un enchaînement de gestes : - ALLONGER les bras
- REPLACER le tronc
- FLECHIR les jambes
Ces actions ne sont pas une succession de gestes saccadés. Ce sont des gestes fondus dans un mouvement délié, enchaînés, sans aucun temps d'arrêt ou à -coups. Ces différentes actions se situent au niveau des bras, du tronc et des jambes. - Les bras : Ils débutent la phase de replacement. Ce geste se réalise de manière uniforme, jusqu'à un allongement naturel sans raideur.
- Le tronc : Il suit le mouvement des bras et se replace progressivement, tout en restant parfaitement positionné dans l'axe du bateau.
- Les jambes : Elles restent allongées pendant le replacement des bras. Leur flexion commence dès que les épaules sont en avant du bassin, elle s'exécute à vitesse régulière.
Le mode de réalisation du replacement est important. Les muscles du haut du corps et des bras doivent être parfaitement relâchés pour favoriser : - une véritable phase de repos
- un synchronisme parfait lors de la phase de création de l'appui
- une intervention musculaire rapide lors de l'inversion "sur l'avant"
L'ensemble Lorsque, deux, quatre ou huit rameurs s'emploient à propulser une embarcation, l'aviron devient alors un sport collectif par excellence. Tout ce qui a été avancé précédemment, s'applique aussi à l'ensemble d'un équipage. La pratique collective augmente la difficulté : - par la mise au service du collectif, des "savoir faire" individuels
- par la recherche du rendement, qui passe par une réalisation d'ensemble parfaite :
- l - au niveau de l'ampleur
- - au niveau des appuis
- - au niveau des replacements
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La pratique de l'aviron est assez vaste. Il existe de nombreuses sortes de bateaux qui sont utilisés en fonction de la culture du club, de la formation des rameurs et entraîneurs, des bateaux disponibles .... Initiation
Lorsque vous débuterez, il y a de fortes chances pour que votre première séance se fasse sur ce que l'on appelle communément un "virus" ou un skiff Outrigger (bateaux d'initiation) voire même dans des Yolettes (embarcations de quatre rameurs et d'un barreur). Ce sont des bateaux d'initiations spécialement conçus pour que la découverte se fasse en toute sécurité. Compétition
Par la suite vous passerez logiquement sur des bateaux de types "Scull" qui sont ceux qui nous intéresseront plus. Nous distinguerons deux types de bateaux : Bateaux armés en pointe (1 aviron par rameur) Bateaux armés en couple (2 avirons par rameur)
Vient ensuite une autre distinction, entre bateaux courts et bateaux longs. Pour vous aider, voici un schèma qui récapitule les catégories de bateaux : 
Vous pouvez obtenir plus de renseignements sur le site de la fédération Bateaux de pointe
La pointe est un secteur où les rameurs n'ont qu'un seul aviron. Le rameur est équipé d'un seul aviron (rame) beaucoup plus grand qu'un aviron de couple. Ce secteur est interdit aux rameurs de la catégorie minime car elle pourrait entraîner des problèmes de dos pour des rameurs en pleine croissance. Il existe plusieurs catégories de bateaux armés en pointe : Le 2 sans barreur : Considéré comme un bateau court, c'est le bateau le plus technique avec le skiff. Il demande une très grande maîtrise de la technique ainsi qu'une très grande confiance en l'autre, puisque si l'un des deux rameurs fait une fausse pelle, ce bateau de 27Kg se retourne immédiatement.
Le 2 barré : C'est le bateau le plus lent qui existe. Il n'est en général présent qu'aux Championnats de France car il demande une préparation physique très grande, du fait du poids élevé du bateau (32Kg), auquel il faut rajouter le poids du barreur. Le poids total à déplacer est donc élevé pour seulement deux rameurs.
Le 4 sans barreur : Léger (50Kg) et maniable, il est assez rapide et dispose d'une barre, dirigée par un des quatre rameurs. Il reste cependant très technique car il demande une très grande coordination ainsi qu'un équipage homogène, ainsi d'assurer une poussée similaire sur les deux bordées (babôrd et tribord).
Le 4 barré : Similaire au quatre sans barreur, ce bateau est plus lourd, accueillant notamment les 50kg du barreur en supplément. Ce bateau est le 4 le plus lent, et il demande une bonne préparation physique.
Le 8 barré : C'est le bateau olympique le plus rapide : il peut atteindre les 30 km/h quand il accueille des rameurs internationaux à son bord. Il mesure jusqu'à 18m et pése plus de 96Kg. Composé de huit rameurs et d'un barreur, on dit que c'est le bateau "Roi" de l'aviron. Les courses les plus prestigieuses telles que Oxford-Cambridge se font en Huit. La principale difficulté, hormis de trouver huit rameurs et un barreur, est de réussir à avoir un bateau techniquement homogène.
Bateaux de couple
La couple est un secteur où les rameurs ont un aviron dans chacune de leurs mains. C'est en général les bateaux les plus utilisés. Il existe plus de sortes de bateaux armés en couple qu'en pointe : Le skiff : Seul bateau à accueillir qu'un seul rameur, le skiff mesure environ 8m et pèse 14 kg. En compétition, le skiff est très utilisé, car il permet de refléter la performance personnelle du rameur. C'est un bateau à la fois très technique et très physique.
Le double : Composé de deux rameurs, le double mesure environ 10m et pèse 27Kg. C'est le bateau long le plus représenté en régate, car le plus facile à monter dans un club. Le niveau en compétition est élevé, et la technique pour propulser efficacement le bateau est longue à acquérir.
Le 4 de couple sans barreur : Accueillant 4 rameurs, ce bateau de 52 kg nécessite une bonne dose de technicité, afin d'assurer la propulsion du bateau dans un premier temps, puis de la conserver par la suite. La précision et la coordination entre les rameurs est la clé de ce bateau.
Le 4 de couple avec barreur : Non représenté aux Jeux Olympiques, ce bateau est notamment utilisé en minimes, pour pallier l'interdiction du 4 de couple sans barreur. Le barreur se situe à l'avant ou à l'arrière de l'embarcation, selon les constructeurs. Dans le cas où le barreur est allongé dans le nez du bateau, il ne doit pas porter de gilet de sauvetage, sans quoi il resterait bloqué dans la coque en cas de retournement.
Le 8 barré : Non représenté aux Jeux Olympiques, ce bateau est utilisé pour les équipages Loisirs, qui ne disposent pas forcément de la technique nécessaire à un 8 de pointe, et pour les Minimes, qui ne peuvent concourir dans des bateaux de pointe.
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Fédérations
Fédération Française des sociétés d'Aviron (FFSA) Le site officiel de la fédération : Retrouvez tout sur la pratique de l'aviron, les équipes de France, la Fédération et les clubs en France, et accédez à de nombreuses photos, vidéos, ainsi qu'à la boutique officielle Aviron France ... Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron (FISA) Le site international dédié à l'aviron : Retrouvez toutes les photos, les vidéos, l'actualité et les prochains rendez-vous internationaux de l'aviron ... Instances
Ligue Ile de France d'aviron Le site de la ligue d'aviron : Retrouvez toutes les manifestations organisées par la ligue, ses photos, la politique sportive de la LIFA ... Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative Le site du Ministère : Retrouvez de nombreuses informations utiles et toute l'actualité des mesures gouvernementales concernant la pratique du sport en France ... Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) Le site de l'Olympisme : Retrouvez la présentation, l'actualité et les infos utiles concernant l'Olympisme en France ... Comité International Olympique (CIO) Le site officiel du CIO : Pour tout savoir sur l'Olympisme, avec une présentation de tous les sports, des athlètes, et de l'organisation des jeux olympiques ... Conseil de prévention de lutte contre le dopage Le site anti-dopage : Pour tout savoir sur la prévention, les contrôles, les sanctions, les risques, la l'gislation concernant le dopage dans le sport, ainsi que toute l'actualité de la lutte anti-dopage ...
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 L'histoire de l'aviron puise ses racines à l'origine des temps, dès que l'homme a cherché à se déplacer sur l'eau.
Le phénomène sportif date du début de la première révolution industrielle. L'histoire de notre sport est riche d'idées, d'acteurs, d'évènements et d'expériences. Il est important d'en conserver les traces car elles nous permettent de comprendre le présent et surtout d'envisager l'avenir. Les origines
Dans l'antiquité Il faut remonter très loin dans l'antiquité pour retrouver les usages de la rame. De nombreux récits témoignent du vif intérêt que les anciens (Egyptiens, Grecs et Romains) portaient aux plaisirs de l'eau. En voici quelques exemples : • En Egypte, sous le règne de Sésostris, douzième dynastie des pharaons, au XIXe siècle avant JC, la marine possède des bâtiments nommés «Pentecontere» montés par cinquante rameurs actionnant chacun un aviron. Les monuments de l'Egypte antique fournissent également d'innombrables scènes de navigation,
• Du temps de César, les hommes rivalisent d'ardeur pour la conquête de trophées lors de joutes à rames auxquelles se livrent les galères des patriciens. A la même époque à Rome, les fameuses «Naumachies», véritables simulacres de combats navals, ont lieu dans des amphithéâtres aménagés où les jouteurs, choisis parmi les esclaves, s'affrontent jusqu'à la mort, sous les acclamations de la foule.
Plus près de nous Par la suite la marine à voile fait des progrès considérables et se substitue petit à petit aux bateaux à rames. De nombreuses embarcations continuent cependant de se déplacer à la rame, comme certains navires de guerre (Drakkars normands et Dromons byzantins) et les galères qui naviguent de façon mixte.
La navigation à la rame est également développée chez de nombreux pêcheurs (comme les Terre-Neuvas). Elle est longtemps restée le seul moyen efficace pour porter secours aux navires en détresse par mauvais temps. Cet usage de la rame a également permis pendant longtemps aux passeurs, pêcheurs et mariniers d'exercer une activité professionnelle sur les fleuves et les rivières.
Du canotage au rowing : 1830-1870
La découverte d'une pratique nouvelle Dans les années 1830-1840, la population savoure une paix bien méritée après les secousses de la Révolution et les guerres du Consulat et de l'Empire. Elle sent le besoin de pratiquer des exercices physiques, mais ceux-là sont peu nombreux à l'époque, la bicyclette n'existe pas encore!
Les premiers canots apparaissent sur la Seine vers 1823, ils viennent de Rouen et du Havre et sont construits par des charpentiers de la marine marchande. Le canotage vient d'être découvert par quelques originaux, véritables précurseurs qui en lancent la mode. Cette pratique, considérée comme un des premiers loisirs populaires est aussi un des premiers sports athlétiques et mécaniques. Il passionne bientôt toutes les classes sociales. Des innovations techniques le rendent de plus en plus performant et, notoriété aidant, divers constructeurs s'établissent à Paris et dans les environs. C'est en 1834 qu'ont lieu, pour la première fois à Paris, des courses nautiques en canots à rames.
 A cette époque, de nombreux artistes se passionnent pour le canotage et font beaucoup pour sa renommée. Parmi les plus célèbres on peut citer les écrivains Alphonse KARR, Théophile GAUTIER et leur ami le chroniqueur Lucien GATAYES, mais aussi Alphonse ADAM, Louis et Théodore GUDIN, Victor DELIGNY... En quelques années, on dénombre dans la région parisienne 2000 canots, 10000 baladeurs et 30 chantiers de construction. Cette véritable mode se propage rapidement aux grandes villes : Lyon, Reims et Bordeaux.
Les peintres, surtout les impressionnistes (SISLEY, MONET, RENOIR, CAILLEBOTTE...), nous laissent un important témoignage de cette époque où le canotage devient un véritable fait de société.
Plusieurs tendances se dessinent • Le canotage de «balade» pratiqué par les vrais romantiques, amoureux de nature et de grand air, relativement sages,
• Le canotage du «chicard et du flambeur», moins discret, prétexte à faire la fête et à se faire voir,
Progressivement un antagonisme apparaît entre les «canotiers à canotières» et les «canotiers sérieux», passionnés de sport. La liberté de comportement des premiers fait scandale dans la haute société et nuit à la réputation des seconds qui ont besoin d'appuis pour obtenir les subventions nécessaires au financement d'embarcations de compétition toujours plus onéreuses.
Ainsi pouvait-on lire sous la plume de J. MANCHON dans «L'Aviron» de 1911 : «Et c'est pourquoi on doit professer le plus profond mépris pour ces bouffons du sport nautique qu'on appelle des canotiers. Légendaires baladins de rivières, quelques survivants de leur espèce traînent encore le long des berges leur nonchalance et leur nullité.»
La pratique s'organise En 1838, un groupe d'amateurs passionnés crée la Société des Régates du Havre : elle est la doyenne des sociétés françaises de sport nautique. Rouen en 1847, Lyon en 1855, Bergerac en 1860, Boulogne sur mer en 1861 fondent, à leur tour, une société de régates.
Il est important de noter que la «Société de Régates» a pour objet l'organisation des régates et des fêtes nautiques, ainsi que l'établissement des règlements nécessaires pour assurer la régularité des épreuves. Il n'existe pas encore de club-houses tels que nous les connaissons aujourd'hui. Les courses à virages, qui se pratiquent en mer et en rivière, sont des spectacles populaires. Des prix en espèces récompensent les vainqueurs et le public participe à des paris mutuels. 1857 voit l'apparition de «jockeys d'eau», mercenaires de course, véritables professionnels sous la férule de bourgeois argentés. Les grands quotidiens relatent les duels nautiques des équipes les plus célèbres comme «La Sorcière des Eaux» ou «Le Duc de Framboisie» qui utilisent la presse pour lancer leurs défis «àtous les rameurs de France». A Paris, il faut attendre 1853 pour qu'apparaisse la première «Société des Régates Parisiennes» (S.R.P.). Celle-ci est à l'origine de bien des progrès, et entend donner une direction unique au canotage en France. Ses buts sont d'encourager «le goût des courses nautiques» en organisant des régates, de parrainer la création de sociétés en province (30 jusqu'en 1869) et de discipliner le canotage.
Une réforme hardie est entreprise grâce à une réglementation nouvelle, notamment sur le matériel. Construit uniquement en chêne, il peut dorénavant être fabriqué en toutes espèces de bois ou matière, et ceci avec des mesures moins contraignantes. Les embarcations sont divisées en plusieurs séries (les canots à 4 ou 6 rameurs, les yoles et les skiffs). Très rapidement, et dès 1856, on n'en distingue plus que deux sortes : - • Les embarcations armées de portants : outriggers,
- • Les embarcations sans portant : yoles franches.
Il y a désormais des courses à un, deux, quatre, six ou huit rameurs. On érige le principe des courses en bord à bord. C'est le début de la confection du programme indiquant après inscription et tirage au sort, l'ordre des départs et les numéros de ligne. Le Rowing Club de Paris devient l'agent de cette nouvelle orientation sportive en créant le championnat de la Seine en skiff. La première édition est remportée par Frédéric LOWE en 1853.
En 1867, les «rowingmen» obtiennent la récompense de leurs efforts : les pouvoirs publics confient à la SRP et au Rowing Club l'organisation des régates de l'Exposition universelle de Paris. Le succès de ces courses fait de Paris la capitale de l'aviron. Le Second Empire correspond à un âge d'or car, hormis les courses hippiques, les régates sont sans concurrence, elles représentent le sport spectacle. Dès 1860, le grand mouvement en faveur de l'amateurisme prend l'ascendant sur les professionnels en gommant progressivement les dérives et tricheries liées à l'obtention des prix en espèces.

Une fédération de sociétés d'aviron : 1870-1960
De l'orée du siècle à la première guerre mondiale Après la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l'esprit de revanche suscite un essor du mouvement sportif et associatif qui profite à l'aviron. Cinquante sociétés sont fondées de 1872 à 1882. A cette époque, elles sont souvent omnisports ; l'aviron se pratique à côté des «sports conscriptifs» (tirs, escrime, gymnastique militaire...) et des nouveaux sports athlétiques comme le rugby, le football, le tennis ou le vélocipède. D'autres regroupent sous un même fanion tous les sports nautiques de leur ville.
En réaction à la domination des rameurs parisiens, les clubs de province se regroupent en fédérations avec leurs propres règlements. Leurs différents codes des courses (définition des embarcations, catégories de rameurs...) rendent difficile et houleux le déroulement de la moindre régate et freinent tous les projets de fédération nationale. Pourtant depuis la fin des années 1870, les tentatives d'union ne manquent pas. Mais tous les congrès et les conventions échouent sur la question des «amateurs». Tous les groupements excluent du statut «amateur» les professionnels de l'eau comme les mariniers, pêcheurs ou constructeurs d'embarcations de plaisance, mais aucun accord ne semble possible sur les prix en espèces. Faut-il les refuser en les dénonçant comme un salaire déguisé ou les accepter comme un moyen de financer des embarcations onéreuses? Ces querelles affaiblissent et discréditent l'aviron, d'autant que des sports comme la gymnastique possèdent déjà une structure nationale qui leur permet d'être les interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics. Cette situation amène les dirigeants des trois fédérations les plus importantes à signer une «trêve diplomatique» qui fait naître la FFSA, Fédération Française des Sociétés d'Aviron, en 1890. Dès lors, l'organisation de championnats de France devient possible. Certains groupements régionaux n'ont pas encore décidé de rejoindre la FFSA qu'une fédération internationale voit le jour en 1892. La Belgique, l'Italie, la Suisse et la France fondent la Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron.
Les régates royales d'Henley, considérées comme l'un des «temples de l'aviron», sont quasiment interdites aux rameurs amateurs du continent. En effet, la définition anglaise de l'amateur exclut ouvriers et travailleurs manuels. Face à cet ostracisme, la FISA crée des championnats d'Europe ouverts aux nations. La FFSA participe à la renaissance des Jeux Olympiques car Pierre de COUBERTIN voit l'aviron comme l'un des sports de base de l'Olympisme. Ceci est affirmé dans son livre «La cure d'aviron» (1930) : «Nul ne saurait dénier au rowing ses qualités supérieures au double point de vue mécanique et hygiénique... Le rameur... pratique la gymnastique vraiment la plus complète qui se puisse imaginer». Ainsi à Athènes en 1896, pour les premiers Jeux, les épreuves d'aviron doivent se dérouler dans la rade du Pirée mais, au dernier moment, elles sont annulées en raison des mauvaises conditions atmosphériques.
L'entre-deux-guerres La guerre de 1914 bouleverse la vie du pays et de la FFSA qui paient un lourd tribut aux quatre années de conflit. La vie fédérale reprend néanmoins un cours normal. En 1919 est posé le principe de la licence et les années suivantes voient l'élaboration définitive des statuts fédéraux. Sous la présidence d'Albert GLANDAZ, la FFSA regroupe 116 sociétés et reçoit en 1922 la «reconnaissance d'utilité publique». En 1929, un certain Steve FAIRBAIRN expose ses méthodes d'entraînement hivernal et l'utilisation qu'il fait d'une innovation : la tête de rivière. Alors que le rowing britannique puise dans le vivier des écoles et des universités ses champions, l'aviron français dépend étroitement de la santé des clubs pour alimenter ses succès internationaux. Seul un équipage champion de France peut représenter la FFSA aux championnats d'Europe.
En fait, les principaux succès de cette période reposent sur des individualités ramant en solitaire ou en double comme Hermann BARRELET (champion olympique en 1900), Gaston DELAPLANE (quatre fois champion d'Europe en skiff avant 1914) ou encore POIX et MONNEY – BOUTON (champions d'Europe en deux avec barreur en 1913 et en 1920). Les équipes mixtes, composées des meilleurs rameurs de l'hexagone, sont rares : aucun congé particulier ne permet aux athlètes de se regrouper pour s'entraîner ensemble. Pourtant elles apportent des victoires éclatantes comme en témoigne le titre de champion d'Europe en huit avec barreur en 1931, à Paris. Pendant la guerre, malgré les difficultés, l'aviron maintient une activité sous forme de critériums. La pénurie d'essence oblige les arbitres à officier depuis... la berge! Ces années restent pourtant fertiles en innovations puisqu'en 1941, par exemple, est institué le classement par catégories d'âge : cadet, junior, senior.
L'après-guerre Dès 1946 la vie sportive reprend ses droits et de grands champions s'affirment : Jean SEPHERIADÈS remporte les Diamonds Sculls aux Régates Royales d'Henley et le titre européen l'année suivante.
Cette année là verra la création du premier tank à ramer, construit au CA Marseille. Il s'agit d'une structure bétonnée remplie d'eau dans laquelle est installé un huit qui permet le roulis. En 1949, à l'initiative de l'Italie, se dispute à Milan le premier match des nations fondatrices de la FISA : Belgique, Suisse, Italie, et France (la fédération de l'Adriatique ayant disparu). Notre pays, soucieux de se donner les moyens de bien figurer au niveau international inaugure le premier Centre nautique national à Mâcon et nomme Jean COTTEZ premier «moniteur national», équivalent de Directeur des équipes de France. Aux Jeux Olympiques d'Helsinki en 1952 Raymond SALLES et Gaston MERCIER remportent le titre en deux avec barreur et à Copenhague en 1953, Guy NOSBAUM et Claude MARTIN, après avoir battu les champions olympiques, deviennent champions d'Europe du deux barré. C'est à cette époque que Jean TARCHER succède à Jean COTTEZ et devient le nouveau «moniteur national». La première promotion du brevet de moniteur d'aviron voit le jour le 15 avril 1956. A Henley, le huit du Bataillon de Joinville entraîné par Casy COSTE gagne la «Grand Challenge Cup» et l'argent aux championnats d'Europe de Bled. A la même époque, une nouvelle forme de palette apparaît aux championnats d'Europe de Mâcon. Cette ville donnera son nom à cette innovation.
Les temps modernes : 1960-2006
Une structuration innovante Les années soixante marquent un tournant dans l'organisation du sport au niveau mondial.
Les pays de l'Est conçoivent et développent tout un système éducatif et sportif avec des moyens financiers importants. La France, elle, vit une véritable débâcle sportive, toutes disciplines confondues, aux Jeux Olympiques de Rome de 1960. Cette déroute oblige l'Etat français à s'engager massivement dans le domaine du sport et à concevoir le système à la française tel que nous le connaissons aujourd'hui. Comme pour les autres fédérations, l'Etat met à disposition de la FFSA des cadres techniques, des structures pour les athlètes de haut niveau et des subventions pour permettre la mise en place d'une politique de développement à long terme. La représentation française aux championnats internationaux a pendant longtemps été assurée par les clubs parisiens, car les rameurs de valeur pouvaient s'y regrouper facilement. Avec la concurrence, nos résultats déclinent. En 1960, Pierre SAUVESTRE est nommé Directeur de l'Equipe de France, épaulé par les entraîneurs Jean TARCHER et Ernest CHERRIER. Ils ont l'idée, révolutionnaire pour l'époque, de regrouper en stage les meilleurs rameurs du pays pour former des équipages nationaux. Grâce à ces hommes d'exception, l'aviron français connaît une période de gloire. A Lucerne, en septembre 1962, les rameurs français ramènent des premiers championnats du Monde une médaille d'or, deux médailles d'argent et une de bronze, plaçant ainsi la France aux côtés des grandes puissances de l'aviron: l'Allemagne, l'URSS et les USA. Ces quatre médailles à Lucerne, dont le titre pour René DUHAMEL et Bernard MONNEREAU en deux de couple, illuminent le Rootsee. La réforme se poursuit également sur le plan administratif et l'arrêté HERZOG, en 1963, conduit à la première élection du président fédéral par l'assemblée générale. L'année suivante, le CA Vichy organise sa première régate internationale. Aux JO de Tokyo les frères MOREL, battus dans des conditions peu favorables, sont deuxièmes du deux barré. En cette année 1965, la France gagne les «cinq nations junior» et la FFSA poursuit son développement grâce à la nomination de conseillers techniques au niveau national pour l'entraînement des équipes de France et au plan régional et départemental pour le développement des clubs et la formation des bénévoles. L'entraînement devient méthodique : le nombre de séances d'entraînement augmente considérablement, la formule des stages se généralise afin d'uniformiser le coup d'aviron et les sélections s'effectuent en bateaux courts. Deux structures accueillent les rameurs de haut niveau : le Bataillon de Joinville les militaires et l'Institut National des Sports (INSEP aujourd'hui) les étudiants. Vichy est l'hôte des derniers championnats d'Europe français en 1967 et accueille huit pays hors zone dont la Nouvelle-Zélande et les USA. Dans le même temps, une véritable révolution s'opère : les clubs se structurent et les premiers professionnels font leur apparition avec la création des brevets d'état. La Fédération favorise la pratique des jeunes catégories, en créant des championnats de France cadets et scolaires. Elle encourage aussi toutes les actions d'initiation en subventionnant l'équipement des clubs ou l'achat de yolettes. L'aviron en solitaire, souvent réservé jusque-là aux seuls propriétaires de skiff, se démocratise grâce aux skiffs en plastique «Fruitet» construits et diffusés en série. Préparation olympique oblige, le premier Directeur Technique National est nommé : Bernard BOURANDY. Mais aucun bateau n'est finaliste aux JO de Mexico de 1968. En perpétuelle évolution, la fédération lance au printemps 1969, à Cahors, la journée nationale des minimes, et en 1970, à Bellecin, son nouveau site d'entraînement pour ses équipes nationales. Cette base est toujours utilisée actuellement. Les premiers mondiaux junior, organisés à Ioannina, voient Charles IMBERT remporter pour la France la première médaille en skiff depuis 24 ans. Le Rowing Club organise en 1971 le centième championnat de la Seine. Le cap des 10000 licenciés, répartis dans 172 clubs, est franchi par la FFSA en 1973. Cazaubon accueille en 1974, pour la première fois, un championnat national mais cette année est marquée, aussi, par le vote d'une motion de défiance par l'Assemblée générale fédérale à l'encontre de son Comité directeur. Au plan sportif, 1975 est marqué par le premier titre mondial du quatre sans barreur poids léger à Nottingham. L'équipage est composé des frères André et Michel PICARD, André COUPAT et Francis PELEGRI. Au cours de la même année est créé un fonds d'aides aux sportifs de haut niveau. Il deviendra, dès 1979, le FNDS (Fonds National du Développement du Sport).
Des résultats inégaux Le succès collectif des mondiaux de Lucerne en 1962, minutieusement préparé, reste malheureusement sans lendemain car, jusqu'au début des années 1990, l'aviron occidental se heurte à la domination, considérée aujourd'hui comme historique, des rameurs de l'Est.
De 1968 à 1990, seuls les juniors, les poids léger et quelques petits groupes résolus réussissent, comme aux championnats du Monde en Nouvelle-Zélande, à tirer leur épingle d'un jeu dont les règles ne sont pas forcément les mêmes pour tous. Les JO de Montréal en 1976 voient le premier bateau français finaliste depuis 12 ans : le deux de couple. A Villach, aux championnats FISA, le quatre sans barreur poids léger est une deuxième fois couronné. Son troisième sceptre acquis l'année suivante est accompagné de trois places de finalistes au mondial d'Amsterdam, marquant un renouveau de l'aviron français. Le lac de Karapiro inspire, à l'automne 1978, nos rameurs qui s'octroient deux médailles pour quatre bateaux en finale. Les années suivantes sont un peu plus ternes, malgré l'augmentation du nombre des licenciés qui passe les 15000. En 1980, le quatre de couple perd le bronze aux JO de Moscou, battu par les Bulgares, particulièrement préparés mais, en 1984, les juniors obtiennent la consécration avec le titre mondial en huit. L'année suivante, le deux de couple poids léger atteint après plusieurs tentatives la plus haute marche du podium avec Thierry RENAULT associé à Luc CRISPON, entraîné par le père de ce dernier. Remarquable : en 1989 les deux huit juniors sont argentés au mondial de Szeged. La FFSA compte désormais 33000 licenciés pour 275 clubs.
Une nouvelle organisation Mais les résultats d'ensemble obtenus aux différentes épreuves internationales ne sont pas à la hauteur des espérances.
Fin 1990, le président de la FFSA obtient la nomination d'un nouveau directeur technique national et d'un nouveau directeur des Equipes de France. Cette date marque le début du renouveau de l'élite et d'une ambitieuse politique d'expansion. L'assemblée générale qui se réunit à Rouen le 18 février 1992 adopte à l'unanimité le texte de politique générale de la FFSA. Ce texte fondateur trace une ligne commune à tous les responsables fédéraux et décrit en quelques lignes les objectifs fixés par la FFSA : Notre discipline se développe alors de manière remarquable dans et hors de nos clubs. Les résultats sportifs ne se font pas attendre puisque, dès 1993, la France obtient 3 médailles d'or aux championnats du monde senior de Roudnice. Samuel BARATHAY avec Yves LAMARQUE en deux de couple, Hélène CORTIN et Christine GOSSE en deux sans barreuse et le quatre sans barreur, composé de Jean Christophe ROLLAND, Michel ANDRIEUX, Philippe LOT et Daniel FAUCHE, sont les artisans de ce magnifique succès.
Atlanta en 1996 marque le vrai retour de la France parmi l'élite mondiale avec 4 médailles obtenues : • Médaille d'argent en quatre sans barreur homme (Olivier MONCELET, Bertrand VECTEN, Gilles BOSQUET et Daniel FAUCHE),
L'année suivante, la Savoie organise les championnats du monde senior à Aiguebelette : ROLLAND et ANDRIEUX y remportent la palme d'or en deux sans barreur profitant, sur le podium, du retour des hymnes nationaux.
Pendant cette période, l'Equipe de France junior remporte chaque année de nombreux titres et médailles aux championnats du monde. A Sydney, l'aviron, avec ses deux médailles d'or et une de bronze, redevient l'une des disciplines phare de l'Olympisme français. Cinquante ans d'insuccès sont effacés par les victoires de Jean-Christophe ROLLAND et Michel ANDRIEUX en deux sans barreur et de Xavier DORFMAN, Yves HOCDE, Jean-Christophe BETTE et Laurent PORCHIER en quatre sans barreur poids léger. Le deux de couple poids léger de Thibaud CHAPELLE et Pascal TOURON remporte la médaille de bronze.
En attendant, pour construire l'avenir Ces dernières années, la fédération encourage toutes les formes de pratique, l'aviron de mer, l'aviron de loisir, l'aviron en entreprise, sans oublier la conservation de son patrimoine. De nouvelles perspectives de développement apparaissent grâce à la professionnalisation de l'encadrement qui permet aux clubs de s'ouvrir à une plus grande masse de pratiquants. L'esprit d'équipe et un amateurisme authentique attirent des partenaires de qualité : la MAIF et EDF se reconnaissent dans la culture et les valeurs fondamentales de notre discipline. Ces décennies d'efforts et d'ouverture expliquent, en partie, les succès actuels, sur le plan sportif mais aussi sur l'évolution du nombre de licenciés : 42 000 répartis dans 390 clubs en 2006.
FFSA © 2006
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